Les changements concernant l’autoconsommation collective depuis novembre 2019 ouvrent la voie à un modèle énergétique plus collaboratif et durable. Les nouvelles régulations apportées par la loi énergie-climat y jouent un rôle central, modifiant significativement le périmètre des opérations d’autoconsommation. Cette dynamique n’est pas seulement une réponse aux enjeux environnementaux actuels, mais elle favorise également une transition vers des énergies renouvelables accessibles à tous. Les organismes d’habitation, notamment les bailleurs sociaux, se voient dotés de nouvelles prérogatives pour faciliter cette démarche. Dans ce contexte, il est crucial d’analyser ces évolutions législatives et leurs implications pratiques pour les acteurs engagés dans le secteur énergétique.
- Nouveaux périmètres pour l’autoconsommation collective.
- Rôle accru des organismes d’habitation à loyer modéré.
- Exigences renforcées pour les opérateurs d’autoconsommation.
- Tarification adaptée pour les participants.
- Impact sur la transition énergétique et le développement durable.
Les nouvelles régulations autour de l’autoconsommation collective
La loi énergie-climat, entrée en vigueur le 9 novembre 2019, marque un tournant décisif dans la manière dont s’organisent les opérations d’autoconsommation collective en France. Cette loi introduit un cadre juridique plus clair et élargi, permettant à davantage de consommateurs et producteurs de participer à des initiatives d’autoconsommation. Le principe fondamental repose sur l’idée que les voisins peuvent s’associer pour produire et consommer de l’électricité dérivée d’énergies renouvelables, tels que le solaire ou l’éolien.
Avec cette réforme, le périmètre par défaut des opérations est désormais fixé à l’échelle des bâtiments. Cela signifie que toutes les personnes se trouvant au sein d’un même bâtiment peuvent participer à une opération d’autoconsommation collective. Les producteurs d’électricité en haute tension (HTA) peuvent désormais faire partie de ces projets, ce qui élargit considérablement les possibilités de collaboration entre producteurs et consommateurs. En effet, cette mesure vise à optimiser la gestion énergétique des lieux d’habitation tout en favorisant le partage d’électricité.
Cependant, les opérations d’une échelle plus vaste, connues sous le nom de périmètre étendu, demeurent expérimentales jusqu’au 23 mai 2024. Ce cadre permet l’injection et le soutirage d’électricité via un réseau de basse tension, à condition que la distance maximale entre les points d’injection et de soutirage ne dépasse pas deux kilomètres. Tout cela souligne l’importance de la proximité géographique dans l’accomplissement de projets d’autoconsommation familiale ou collective.

Les obligations pour les personnes morales organisatrices
A compter de novembre 2019, les personnes morales qui organisent ces opérations doivent se conformer à de nouvelles obligations administratives. Elles doivent fournir des informations détaillées au ministère chargé de l’énergie avant le démarrage de leurs projets. Ces informations incluent des éléments tels que les caractéristiques techniques, l’organisation interne et le public ciblé. Cette exigence vise à garantir la transparence et à suivre efficacement le développement des projets d’autoconsommation.
Un second dossier d’information doit être soumis au démarrage de l’opération, suivi d’un rapport annuel pour assurer le suivi des performances et des retombées du projet. Ces mesures visent à promouvoir une gestion rigoureuse et responsable des projets d’autoconsommation, tout en entérinant l’importance d’une régulation efficace en matière d’énergie renouvelable.
L’investissement des organismes d’habitation à loyer modéré
Les nouvelles régulations décrites dans la loi énergie-climat instaurent des opportunités significatives pour les organismes d’habitation à loyer modéré (HLM). Ces entités ont dorénavant la possibilité de créer, gérer et participer à des projets d’autoconsommation collective. Cette évolution est essentielle pour encourager le partage d’électricité au sein des communautés, surtout celles à revenus modestes. Les bailleurs sociaux peuvent désormais être désignés comme la personne morale organisatrice, renforçant leur rôle dans la transition énergétique.
Conformément à la législation, les bailleurs ont l’obligation d’informer les locataires de l’existence de ces initiatives. Ils doivent donner à chaque résident un délai raisonnable pour accepter ou refuser leur participation au projet. En cas d’absence de réponse, les locataires sont intégrés par défaut dans l’opération. Cette obligation d’informée vise à s’assurer que les locataires soient conscients des avantages potentiels liés à la participation à de telles initiatives énergétiques.
Il est intéressant de noter que cette mesure favorise non seulement l’accès aux énergies renouvelables, mais elle contribue également à l’amélioration de l’efficacité énergétique des logements. Par ce biais, les bailleurs sociaux peuvent réduire les factures d’énergie des locataires, tout en soutenant la transition énergétique à l’échelle nationale. Les projets d’autoconsommation collective au sein des logements sociaux pourraient ainsi devenir des modèles à suivre pour d’autres secteurs.
Les bénéfices de l’autoconsommation collective pour les bailleurs sociaux
Les initiatives d’autoconsommation collective offrent une multitude de bénéfices aux bailleurs sociaux et aux communautés qu’ils servent. En premier lieu, cela permet de constituer des communautés énergétiques où l’énergie renouvelable est partagée entre plusieurs utilisateurs. Cela représente une économie d’échelle, où les coûts d’approvisionnement en électricité sont réduits grâce à une production locale. Ce modèle peut se traduire par de substantielles économies sur les factures d’électricité des résidents.
En outre, la promotion de l’autoconsommation collective contribue à la lutte contre la précarité énergétique. En rendant l’énergie plus accessible, elle permet à un plus grand nombre de ménages, en particulier les plus défavorisés, de bénéficier d’une électricité moins chère et plus verte. Les bailleurs sociaux se positionnent ainsi comme des acteurs centraux dans cette dynamique, contribuant à la durabilité et à l’efficacité énergétique dans leurs projets.
Tableau récapitulatif des nouveaux régimes d’autoconsommation
| Éléments | Périmètre par défaut | Périmètre étendu |
|---|---|---|
| Échelle | Bâtiment | Jusqu’à 2 km |
| Puissance maximale | Non spécifié | 3 MW en Métropole / 0,5 MW en ZNI |
| Obligations administratives | Peuvent varier | Rapports et suivis annuels requis |
| Partenaires | Individus, entreprises | Organismes d’HLM, collectivités |
La tarification des réseaux pour l’autoconsommation
Une autre évolution significative concerne la tarification des réseaux d’électricité pour les acteurs participant à une opération d’autoconsommation collective. La Commission de régulation de l’énergie (CRE) doit établir des tarifs d’utilisation des réseaux qui sont désormais adaptés à la nouvelle structure de partage d’électricité. Ceci est particulièrement important pour les ménages qui choisissent de s’engager dans une telle initiative, car la tarification a un impact direct sur leurs économies d’énergie.
Actuellement, les tarifs d’utilisation des réseaux (TURPE) sont en cours d’élaboration pour s’ajuster à ces nouvelles configurations. Les acteurs de l’autoconsommation doivent veiller à ce que ces tarifs reflètent les véritables bénéfices d’un modèle de partage d’électricité établi à l’échelle collective. Ainsi, une meilleure régulation des tarifs est essentielle pour encourager davantage d’opérations d’autoconsommation tout en fomentant le développement durable.
Qu’est-ce que l’autoconsommation collective ?
Il s’agit d’un mécanisme permettant à plusieurs producteurs et consommateurs de partager l’électricité générée à partir de sources renouvelables, souvent au sein d’une même communauté ou bâtiment.
Comment les bailleurs sociaux peuvent-ils participer ?
Ils peuvent créer et gérer des projets d’autoconsommation collective et doivent informer leurs locataires des options de participation.
Qui peut bénéficier du partage d’électricité ?
Les résidents d’une même localité, notamment ceux dans les logements sociaux, peuvent bénéficier de projets d’autoconsommation collective pour réduire leurs coûts.
Y a-t-il des obligations pour les participants ?
Les participants à une opération de partage d’électricité doivent souvent signer des accords définissant leur engagement et les modalités de leur participation.
Quels sont les enjeux de l’efficacité énergétique ?
L’efficacité énergétique est cruciale pour réduire la consommation d’énergie et et les coûts associés, tout en favorisant la durabilité.
Rédactrice passionnée par les énergies renouvelables, je partage des informations claires et accessibles sur l’autoconsommation et le solaire pour accompagner particuliers et professionnels. Enthousiaste à l’idée de contribuer à la transition énergétique, j’exerce chez etudes-photovoltaique.com depuis plusieurs années.